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Rockfanch

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Musique de tous horizons et festivals au rendez-vous.


Un week-end en streaming

Publié par rockfanch sur 3 Juillet 2015, 15:32pm

Catégories : #Chroniques concerts

Plusieurs sites font profiter gratuitement de la diffusion de festivals. C'est une nouveauté qui s'est imposée depuis plusieurs années et qui est désormais inévitable. Ce premier week-end de juillet est le plus chargé en ce qui concerne les festivals. Partout en Europe, ou presque, on retrouve des festival, une soixantaine en tout. Roskilde au Danemark, l'Open'Er en Pologne ou encore le Main Square Festival, les Eurockéennes en France. 

Ce week-end j'ai donc tenté, pour vous, de faire un festival... Dans mon canapé !

 

VENDREDI 3 JUILLET

J'arrive devant mon pc vers vingt heures, après une journée bien chargée où j'ai passé ma soutenance de mémoire. Cette soirée je l'attendais faut l'avouer. Au moins une cinquantaine de concerts de diffusés entre le Main Square, les Eurockéennes, etc. ça fait rêver. Et du lourd au programme puisqu'on retrouve, notamment, Muse ou Skip the Use & Friends. Je dois avouer que ce dernier concert je l'attendais. Le groupe lillois invite du lourd pour son passage aux Eurockéennes, une des trois dates du groupe cet été, avec les Bloody Beetroots, Jeanne Added ou Hubert-Félix Thiéfaine. En arrivant en début de soirée, je vois que le concert n'est finalement pas diffusé, de même que celui de Royal Blood. Ca craint déjà. J'aurai bien envie de crier rembourser mais je suis un peu loin de Belfort. Du coup je regarde quand même ce qu'il se passe sur Arte Concert. J'arrive au moment du plateau "So Fresh, So French", sur la petite scène du festival. Sur scène Sianna pour le premier passage de la soirée qui en compte deux autres : Georgio et Set & Match. Dix minutes m'ont suffit pour trouver ça chiant et irritant. Les "Allez les bras en l'air" toutes les deux minutes venant du MC qui supporte Sianna sont pire que tout. 

 

Je persiste une heure plus tard avec la fin du concert de Fakear. Devant une Green Room blindée, le caennais fait évoluer sa musique à vite grand V. Loin du solo de ses débuts, il est désormais accompagné de cinq musiciens sur scène. De l'énergie il en a sur scène, y'a pas à dire. Mais après un premier passage mitigé l'an passé aux Indisciplinées, je trouve que c'est défitinitivement pas pour moi ce genre de musique. Il le fait très bien, mais c'est pas mon trip. J'enchaine ensuite sur The Soft Moon prévu avant Fakear. Parce que oui, en plus de voyager à la vitesse de la lumière, je voyage dans le temps. Faut avouer que c'est un peu mou du slip tout ça. La fatigue et la lenteur du groupe m'achève. Au lit, demain est un autre jour. 

 

 

SAMEDI 4 JUILLET

Réveil à 9h à cause de la chaleur dans ma chambre - sans déconner en plus c'est vrai - je prend mon petit déjeuner et vais à la douche. La chance il n'y a pas la queue. Je glandouille devant le Tour de France avant une soirée bien remplie. Une grosse dizaine de concerts entre le Main Square et les Eurockéennes diffusés ce soir. Ma journée commence à 18 heures avec la dernière demi-heure des belges de BRNS. Toujours aussi puissants et bons en live, ça donne qu'une envie : les revoir. Coup de bol ! Je les vois à la fin du mois à Malestroit, YES ! Après la fin du live de BRNS, je fais un court passage aux Eurockéennes où on retrouve le groupe soul originaire de Birmingham (aux Etats Unis) St Paul & the Broken Bones. Une soul puissante et tonique, qui donne envie aussi de les voir en concert tant ça a l'air d'envoyer.

 

Voici déjà l'heure de retourner à Arras pour le Main Square où on va voir Rival SonsRien de très révolutionnaire dans le son du quatuor rock californien mais très efficace. Du riff, du gros son qui alterne avec des titres plus calmes. On nage entre les Guns N Roses et Led Zeppelin, c'est très plaisant et bien éxécuté. Le leader, Jay Buchanan, donne ce qu'il faut d'énergie pour capter le public en remuant un peu partout avec son look entre Jim Morrisson et Wolverine. Parlons-en du look tiens... Parce que le groupe Rival Sons, c'est avant tout une galerie de look improbable, entre un bassiste blond à barbe, un clavier mi amish mi hispter,  un guitariste à la moustache de D'Artagnan et un batteur qui ressemble à un révolutionnaire mexicain, c'est quand même quelque chose. Cessons de nous moquer, la performance est propre, une heure pile montre en main. Un groupe à suivre ! 

 

Un clic plus tard me voici du côté de Belfort ou Seasick Steve est sur scène. Après un bon quart d'heure de galère et plusieurs bugs. Je vois enfin le papy de 74 ans sur scène. Seasick Steve possède un matériel assez particulier entre guitares bricolés, possédant trois cordes ou étant plus vieille que la grande majorité du public présent. Accompagné d'un batteur, Dan Magnusson, qui m'a l'air à peine plus jeune que lui on entend des gros riffs bluesy sévèrement burnés.  Entre regards complices et grands sourires, le duo s'éclate et ça fait plaisir. En zoomant le caméraman trouve même des fils qui dépassent de la guitare bricolée... Devant un public qui le taquine gentillement puisqu'il boit dans une bouteille d'eau, Seasick Steve se renverse l'intégralité de la bouteille sur lui. Tout en prenant la bouteille de pinard cachée derrière l'ampli. Superbe performance !

 

Après une petite pause, direction Arras pour assister au live de Royal Blood. En à peine deux ans d'existence, le duo anglais composé de Mike Kerr et Ben Thatcher a eu une explosion incroyable. Leur formule est simple et efficace des riffs dopés à la testostérone armés de rythmiques lourdes. Leur premier album, porté par le titre Come On Over, les a amené à se produire dans plusieurs festivals mythiques comme le Werchter, Glastonbury, Rock en Seine, Reading ou le Download Festival. Le jeu de scène est minimaliste, le bassiste a un mur d'amplis derrière lui pendant que le batteur est sur un haut praticable avec sa batterie. Quasiment aucun interraction avec le public... ni entre eux. Le groupe enchaine les titres, des fois c'est pas plus mal mais là c'est limite triste quand même. Le bassiste lâche quand même, après vingt minutes, un "Ladies, Gentleman, Cats and Dogs" avant de retourner mettre le nez dans ses cordes. Royal Blood tourne rapidement en rond au niveau musical. Gros riff, on tape comme un âne derrière et zou. Je vais me mettre les fans du groupe à dos mais tant pis, j'assume ! Le réalisateur a pas du apprécier non plus, puisque le live est coupé net après 35 minutes pour laisser place aux stars de la soirée : Muse. 

 

Le trio anglais a quelques minutes de retard sur l'horaire prévu. Le gang du Devon commence en effet son live avec cinq petites minutes de retard. Après une courte introduction montrant un soldat qui arrange une personne (un autre soldat probablement), Muse débarque sur scène. Psycho ouvre le bal. Je suis directement surpris par la sobriété du groupe. Ils sont tous habillés en noir (chemise et pantalon), c'est beau, c'est sobre, c'est chouette. Ceci n'empêche pas Matthew Bellamy d'être la tête contre le sol après trois minutes pour faire son solo mais bon. Les images du concert sont apposés, en noir et blanc, aux vidéos que diffusent le groupe sur son écran géant situé derrière eux. C'est très vite gerbant. Sans déconner. Du coup j'ai décidé de prendre un avion pour la Pologne où les Kasabian jouent à l'Open'Er Festival. 

 

Là c'est la mandale, j'en avais un excellent souvenir aux Charrues en 2007 puis surtout en 2012. Les britanniques ouvrent avec Bumblebeee, ce qui est fou avec eux c'est qu'en live TOUS les titres sonnent comme des tubes tellement le son est massif. Tom Maighan (chanteur), qui est désormais le clone du héros de la série Banshee, assure son show comme il faut. Kasabian enchaine directement avec Shoot the Runner. L'image est crade. J'ai l'impression d'assister à un Lorient-Sochaux sur un streaming russe mais tant pis. L'avalanche continue avec Days Are Forgotten, Eeh Ez, Club Foot. le rouleau compression est en marche ! Petite accalmie ensuite avec Bow, titre interprété par Sergio Pizzorno sans son alter-ego Maighan. Un petit tout par Arras de mon côté pour voir comment Muse se comporte. Et c'est la double-peine. Non seulement c'est Starlight, titre ô combien insupportable de Muse, mais en plus la Pologne ne répond plus ! Après quelques bugs, tout revient à la normale pour l'emballage final, une superbe triplette Switchblades Smiles, Empire et Fire. Le groupe quitte la scène triomphant puis revient quelques minutes plus tard pour finir le travail et mettre le public à genou. Stevie ouvre les rappels suivi de très près par Vlad The Impaler puis Praise You une reprise de Fat Boy Slim qui enchaine directement avec le dernier titre : L.S.F. Un live pas si éloigné, mis à part l'ajout de nouveaux titres, de leur sublime concert de 2012 aux Charrues. Mais pourquoi changer quand on a trouvé la formule magique ? 

 

Un bon petit week-end de concert dans mon canapé. Bien sûr ça ne remplacera JAMAIS le fait d'aller voir les groupes en live mais ça peut-être une alternative intéressante pour ceux qui n'ont pas trop d'argent et qui veulent tout de même voir des concerts.

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Lucile 14/07/2015 19:06

Aha je passais sur ton site pour voir comment va, et puis je suis tombée sur ton papier. C'est pas mal comme idée de faire un report sur des concerts à la télévision. Ça laisse plus de place à la subjectivité quand on laisse tomber l'ambiance autour. Top !

rockfanch 14/07/2015 19:54

Merci ;)
Je parle jamais de l'ambiance autour. Faire des lignes et des lignes sur "Le camping est trop cool" c'est pas ce que les gens cherchent. Si ils prennent un article c'est pour lire ce qu'on en pense. Pour l'ambiance suffit de regarder des photos ou des vidéos. Enfin ça n'engage que moi bien sur

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