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Musique de tous horizons et festivals au rendez-vous.


Tropical Horses - Février 2016

Publié par rockfanch sur 10 Février 2016, 11:18am

Catégories : #Interviews

Tropical Horses - Février 2016

Comment est né Tropical Horses ?

Sagittaire ascendant fils de pute

 

D'où vient ton nom, Tropical Horses ?

J’ai longtemps pensé à appeler le projet Orchestre Poly Rythmo de Porte de Pantin mais j’ai opté pour quelque chose de plus sobre et j’ai choisi Tropical Horses.

 

Comment pourrais tu décrire ta musique ?

C’est une musique sans frontière où l’on retrouve des éléments qui viennent à la fois des musiques africaines, industrielles, répétitives, noise et pop grand public. C’est un univers qui met en avant des textures, des sons concrets et des atmosphères au service d’une narration déstructurée et ineffable.

Il n’y a pas d’identité musicale précise, d’affinité avec une scène, de connexion avec un genre ou un public précis parce que ça ne m’intéresse pas, mon objectif c’est de faire des bons morceaux.

 

Quels sont les artistes qui t'ont le plus marqué ?

Swans, Malick, Dos Passos, Hopper, Munch, Cyril Rool.

 

Pourquoi ce nom de Mirador pour ton premier album ?

Tu peux l’interpréter comme tu veux : comme un simple poste d’observation, comme une référence directe à El Mirador et à la civilisation maya, comme un mirador qui surplombe une sorte de prison mentale, comme l’anagramme de dormira, comme un mot qui rapporte 10 points au Scrabble.

 

Avec Tropical Horses tu collabores avec Albinos Congo et Princesse. Comment as tu rencontré ces artistes et qu'apportent-ils à ta musique ?

Les mecs d’Albinos Congo m’avaient invité à venir jouer sur Nantes, Princesse est un pote que j’ai rencontré à Paris. Ca s’est fait naturellement parce qu’on s’est dit que ça pouvait être sympa de faire un feat. De manière générale, je suis toujours disponible pour collaborer avec d’autres groupes d’horizons différents, ce sont des moments de récréation qui permettent d’apprendre, de progresser et d’entrevoir de nouveaux horizons.

Ton projet est né en 2012 et après plusieurs EP tu te lances enfin dans le LP. Pourquoi être passé au format LP ?
L’inverse aurait été un peu absurde.
Tout simplement, à un moment je me suis dis que la cour de récréation était terminée et qu’il fallait que je passe à quelque chose de sérieux avec ce projet. Ca commençait à me casser les couilles de parler de la plage, des meufs, de trucs que les gens trouvent cool mais qui en vérité sont complètement cons. Je détestais ça, je me mentais à moi-même donc j’ai plongé la tête la première dans ce que j’aimais le plus : le son des usines, la paillardise et l’obscurité .

De quoi parlent tes textes ?
Sur Mirador, les textes parlent d’un fantôme qui hante mes nuits, de forces occultes oppressantes , de corps qui se démembrent et pourrissent, de la dépression, des nuits d’excès, de la peur de vieillir, de donjons peuplés de sadiques, de l’enfermement, de tortures physiques et mentales. Il n’y a pas une histoire par chanson, ce sont des thèmes qui sont étalés tout au long de la narration du disque. Mon idée c’est d’amener l’auditeur dans quelque chose de violent, angoissant et irrespirable pour progressivement lui faire entrevoir le lumineux. Une lumière teintée d’amertume et de mélancolie.

Pour le live tu seras seul ou accompagné ?
J’ai longtemps joué seul sur scène avec cette impression étrange d’être un gamin autiste qui essaie de communiquer avec ses amis imaginaires, d’exposer à la face du monde la folie qui m’anime mais avec la posture d’une bête de foire las d’être considéré comme tel.
J’ai fait deux ou trois concerts ratés, minables, limite honteux et j’ai senti qu’il était temps pour moi de passer à autre chose.
Un soir je croise Oan Kim de Chinese Army et lui propose pour déconner de faire un featuring au saxophone pour un showcase au Point Ephemere. Finalement c’est devenu mon binôme pour la plupart des live. Le saxophone, c’est un peu la sucrerie du live, les gens ne s’y attendent pas et ça apporte un équilibre assez fou au niveau des textures, quelque chose d’extrêmement sexuel et triste à la fois.

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Vanessa 10/02/2016 15:46

Depuis quelques temps je regarde ton blog:Il est superbe.
bises.
Vanessa.
http://leizart.com/studio-d-enregistrement
http://studio-video.com/

rockfanch 10/02/2016 16:47

Merci beaucoup Vanessa ça fait plaisir :)

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