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Musique de tous horizons et festivals au rendez-vous.


SO WAS THE SUN - Mars 2017

Publié par rockfanch sur 10 Mars 2017, 19:03pm

Catégories : #Interviews

SO WAS THE SUN - Mars 2017

Pourquoi ce nom de So Was the Sun ?

Palem Candillier (chant et guitare) : J'écris souvent en anglais, des paroles de chansons ou des textes en écriture automatique. Un jour je me suis amusé à créer des mots en compactant une phrase, ça a donné "Sunwasso" et je trouvais l'idée bonne au moment de fonder le groupe, mais un des membres a proposé qu'on le remette en une phrase plus lisible : "So Was The Sun". J'ai trouvé que la tournure était originale, ça m'évoquait quelque chose de poétique, de post-nucléaire : "ainsi était le soleil". Je suis branché univers post-apocalyptique, ça me parlait beaucoup.

 

Comment est né le groupe ?

C'est moi qui ai fondé le groupe autour de mes compos en 2009, en parallèle d'autres projets que j'avais, mais il me manquait celui dans lequel je pouvais rassembler toutes mes idées. Je tournais un peu sous mon nom, mais je voulais créer une entité, intégrer des amis musiciens dans cette démarche et faire évoluer mes chansons. On était quatre au départ, puis SWTS est devenu un trio assez rapidement, et c'est une formule qui a toujours bien correspondu à la musique et à mon univers. Après, il a fallu du temps pour se débarrasser de pas mal d'influences et d'envies qui partaient dans tous les sens, construire une marque musicale propre à ce projet, négocier les virages et les changements de line-up... Mais l'entité est toujours là !

 

Pour ce terme de "pop nucléaire" pour qualifier votre musique ?

C'est justement en rapport avec le nom du groupe, très "post-bombe H", j'adore cette esthétique notamment à travers des jeux comme Fallout ou des films comme Mad Max. Mais c'est surtout une façon plus personnelle de parler de notre musique. Avant je cherchais des sous-styles ou des qualificatifs qui pouvaient bien nous représenter, mais je touche autant au rock qu'à la pop quand j'écris et ce que j'aime par-dessus tout, c'est l'énergie. Donc pouvoir écrire des choses mélodiques sans que ça perde en puissance, ça se résume bien dans cette appellation "pop nucléaire".

Quels sont les artistes ou les albums qui vous ont réellement poussé à vous dire "Moi ce que je veux faire, c'est de la musique" ?

J'aime les artisans. The Beatles et John Lennon en solo, Nirvana, dEUS, Sonic Youth et des gens plus barrés comme At The Drive In ou Oxbow. J'ai aussi le souvenir de compilations des années 80 sur cassette qui passaient dans la voiture de mes parents quand on prenait la route. J'ai commencé à m'en refaire une playlist sur YouTube, j'appelle ça ma "back seat car music" : il y a des trucs kitsch et datés mais qui, mine de rien, ils ont inconsciemment forgé ma façon de considérer la musique.

 

Pourquoi ce nom de "Plastic Gun Fight" pour votre EP ?

C'est le titre du dernier morceau du disque. Cette chanson est différente par rapport au reste de l'EP, elle embarque le groupe vers d'autres horizons musicaux et j'aime cette évolution. Le texte me tient à cœur, j'y parle de de mes souvenirs d'enfance, des "batailles de flingues en plastique" entre copains, de cet imaginaire rassurant qu'on se construit à la maison. J'aime bien l'ironie entre l'énergie de cet EP et le titre aussi. Ça donnait assez de raisons pour donner un nom simple à ce disque, après avoir cherché pendant des semaines une autre idée qui n'aurait pas aussi bien marché.

 

Vous avez tourné en France mais aussi au Danemark, en Irlande et au Royaume-Uni. Comment expliquez vous ce succès hors des frontières de la France ?

On a fait quelques incursions dans d'autres pays, à des moments différents de l'histoire du groupe. C'était toujours passionnant, pour voir déjà comment la musique est accueillie et "consommée" ailleurs, et c'est un autre monde. En Angleterre, les gens viennent pour t'écouter, il y a un public et une vraie démarche de curiosité, de découverte. Ce n'est pas pour autant que c'est tout rose, mais c'est génial à vivre. Pour le Danemark, je suis un immense fan de ce pays, c'était logique pour moi d'y jouer. Il y a eu quelques concerts en solo, puis on a été programmés en duo guitare/batterie dans un festival consacré au songwriting et aux formules "unplugged", avec un petit reportage vidéo à la clé. J'ai donc plutôt donné les moyens à SWTS de sortir des frontières et je veux le faire encore. A chaque fois ça donne lieu à des belles rencontres avec le public et ça permet aussi de réfléchir au projet, sur les façons de présenter la musique, sur la façon dont travaillent les artistes étrangers.

Quel est votre meilleur souvenir de scène ?

On a joué en 2013 après les australiens de Dallas Frasca. Ils devaient prendre l'avion juste après leur show mais ils sont restés pour assister à notre concert, ça a fini en bordel sur la scène avec eux, ils m'ont forcé à me mettre torse nu pour faire comme leur gratteux, on s'est bien marrés. C'était drôle et touchant que des musiciens aussi talentueux viennent kiffer avec nous dans une démarche d'égal à égal. J'ai trouvé ça simple et sain.

 

Le pire ?

Un concert en Picardie, mon bled natal, avec 40° de fièvre et les cordes de deux guitares qui pètent successivement. Super frustrant quand tu veux te donner à fond, à la place tu as la tête qui tourne et du matos qui te lâche. Il y a des soirs où ça veut pas !

 

Un scoop pour Rockfanch ?

Nous avons été sélectionnés par le tremplin du festival "Du Bruit dans les Longères" : on joue le 6 mai pour en découdre devant le public normand avec une tribu toute neuve !

 

LIENS

* Facebook : /SoWasTheSun

* Site officiel : SoWasTheSun.com

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Angeline 24/03/2017 14:33

j'aime me promener ici. un bel univers. venez visiter mon blog.

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