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Rockfanch

[INTERVIEW] THE SOFT RIDER - Septembre 2018

Publié le 27 Septembre 2018 par rockfanch in Interviews

[INTERVIEW] THE SOFT RIDER - Septembre 2018

Rencontre avec The Soft Rider, duo franco-américain qui sortira son premier EP The Pool, le 19 octobre prochain. Un single Words est déjà en écoute à cette adresse.

Comment est né The Soft Rider ?
J'avais un quatre pistes à K7 et une copine m' a prêté un orgue electronique Yamaha PSS. J'ai fait dix morceaux en deux jours et j'ai demandé à deux copains de me rejoindre pour faire une formule live. Au départ c'était une blague, un groupe très camp à mi-chemin entre Soft Cell, Divine et Partenaire Particulier. Le groupe s'est arrêté quand toute les mémoires de la boite aàrythmes, une sequential circuit des années 80, se sont effacées 30 mn avant le début du concert.

D'où vient ce nom ?
Ahah, je ne peux pas vraiment le dire mais internet...

Quels sont les artistes qui vous ont poussés à faire de la musique ?
Tout petit j'eétais scotché à la FM et à TV6... Mon premier amour c'etait Boy Georges, puis The Cure,  et plus tard Joy Division, Coil...

Les inspirations de The Soft Rider sont -elles uniquement musicales ou votre son s'inspire aussi d'autres formes d'art ?
Je dirais que la principale source d'inspiration est mon environnement. Je me suis rendu compte que selon les villes où je vit, je prends des directions musicales différentes:
à mon quotidien se mêlent les images que j'ai construit de la ville à travers des livres, films etc...  "The Pool" est ainsi le résultat de mon expérience de Los Angeles: enfant je rêvassait devant les images d' Hollywood diffusée par la TV;  plus tard j'ai découvert les peintures d'Ed Rusha, puis les essais critiques sur la ville (La Foire aux AtrocitéCity Of Quartz...) et finalement j'ai fini par y vivre.  

 

[INTERVIEW] THE SOFT RIDER - Septembre 2018

Pourquoi avoir baptisé votre premier EP The Pool ?
C'est le titre du premier morceau de l'album ! Une sorte de carte postale entre le Bigger Splash d'Hockney et Dogtown;  à l'image du Standard Hotel, un bar/hotel de luxe avec piscine en libre accès sur le toit d'un immeuble situé dans le quartier des affaires,  50 mètres au dessus de rues peuplées de SDF.

Comment un palmier est-il arrivé en illustration de votre EP ?
Le palmier est le symbole de L.A. C'est la première chose que l'on voit quand on arrive dans la ville. Ils sont là, magnifiques, à surplomber une mer de béton et de voitures. Ils sont en train de mourir car, ayant été importés, il ne sont pas adaptés au climat local et sont attaqués par des insectes depuis 2011.
Je me suis rappelé par la suite que c'était aussi la pochette d'un disque du Gun Club.

L'album a été enregistré entre Bruxelles et Los Angeles... Pourquoi vous n'avez pas tout enregistré dans l'une ou l'autre des villes ? Vous aviez besoin d'univers différents pour créer ?
En quelque sorte oui. J'ai commencé le projet à Bruxelles, fasciné/glacé par l'architecture moderniste de la ville, les tunnels du periph, l'ombre de l' "Europe" technocratique  qui se déployait lentement sur la ville (c'était au début des années 2000), la très riche culture de danse et de musique électronique belge... Mais il me manquait quelque chose et je n'ai pas fini les morceaux. Lorsque je suis arrivé à LA, dix ans plus tard, j'ai compris que j'avais trouvé la pièce manquante du puzzle

[INTERVIEW] THE SOFT RIDER - Septembre 2018

Quand on écoute votre musique, c'est totalement envoûtant... Vous travaillez beaucoup sur cet aspect ?
Merci du compliment! Ca me fait très plaisir que tu dises ça car je voulais retranscrire ce sentiment de rêve éveillé qui ne m'a jamais quitté tout le temps où j'ai vécu là-bas.

Comment êtes vous arrivés à signer sur le label Atomic Bongos ?
Ce n'était pas bien dur, j'ai co-fondé le label!

Un scoop pour Rockfanch ?
Si vous aimez la Dolce Vita , on organise une grosse soirée Néon le 24 Novembre pour la sortie du disque au Fanfulla, un endroit absolument génial à Rome, sorte de petit village d'Astérix (sauf qu'ils sont romains!) de l'underground au milieu de cette Europe bien policée.

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