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Rockfanch

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Musique de tous horizons et festivals au rendez-vous.


Fatras - janvier 2015

Publié par rockfanch sur 27 Janvier 2015, 13:43pm

Catégories : #Interviews

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Comment s'est créé le groupe Fatras ?
Le groupe s'est créé au tout début des années 2000 sous le nom Job Lak e-Barzh, qui d'un groupe de potes du lycée, est rapidement devenu un acteur de la scène bretonne dans le registre de la chanson festive. Les années passant, le groupe s'est stabilisé autour des mêmes huit musiciens, créant un univers proche de groupes tels "les têtes raides" ou "Debout sur le Zinc", deux grandes influences au milieu des années 2000. En 2008 sort un album "vie de grenier", qui marquera une nouvelle étape pour le groupe, symbolisé par son changement de nom: FATRAS.

Quelles sont vos influences ?
Aujourd'hui nous sommes neuf musiciens, et comme vous pouvez l'imaginer, les influences sont nombreuses. La chanson française est bien entendu présente, mais nous pouvons dire qu'à peu près tous les styles musicaux  sont, d'une manière ou d'une autre, des influences, tant la troupe que nous formons est faite de personnages singuliers. Le spectacle G.A.S.T.O.N est un échantillon de beaucoup de styles et univers différents (musique latine, swing, rock, hip-hop, musette...), toujours  au service du texte.

Comment est né le spectacle G.A.S.T.O.N ? Et que signifie cet acronyme ?
G.A.S.TO.N: Grande assemblée spectaculaire des troubadours de l'orchestre narratif.
Le spectacle est né d'un grand changement dans le groupe. Début 2012, Benjamin (chanteur) et Matthieu (trompette) nous ont quittés pour d'autres aventures. Ils ont été remplacés par Mathieu au chant et Romain à la trompette. L'envie de continuer était forte, et nous avons rapidement senti une belle cohésion et complicité avec cette nouvelle troupe. Cependant, reprendre notre répértoire existant s'est vite avéré être un exercice difficile et peu épanouissant, d'où un besoin de recréer notre propre histoire. Depuis plusieurs années déjà nous prenions tous les ans du temps pour nous produire dans la rue, en acoustique. Nous pratiquions cette "discipline" de manière totalement indisciplinée justement, sans prétention. Et c'est là que Mathieu entre en scène, car venant du théâtre, il nous offrait la possibilité d'approfondir réellement l'univers des arts de rue. Et la machine s'est presque miraculeusement enclenchée, nous avons trouvé un nouvel enthousiasme pour repartir de zéro et créer quelque chose de neuf . Gaston est la conclusion de cela, c'est à dire tenter de créer un spectacle de rue basé essentiellement sur de la musique,  en y ajoutant une belle part de narration et une petite dose de théâtre.

 

 


 



Dans le spectacle, il y a une grande diversité musicale dans les styles musicaux. On navigue entre rock, swing, valse et même cumbia. C'est un moyen de ne pas " s'ennuyer " sur scène cette diversité ?
C'est sûr que cela nous permet de ne pas trop nous répéter, et ainsi fuir une forme de redondance. Mais en l'occurence, la diversité musicale sert vraiment l'histoire. Beaucoup de personnages sont mis en scène, et provenant tous de régions du monde différentes, c'est assez logiquement que nous avons opté pour cette diversité, sachant que nous avons la chance d'avoir ce que nous pourrions appeler des "gardes-fous" pour chaque style abordé, chaque membre du groupe étant capable, à un moment donné, de partager ses connaissances dans un style particulier. On en en profite pour présenter Gwendal, qui est le neuvième musicien de la bande. Auparavant il était notre ingé-son, époque pré-gastonienne. Il s'avère être aussi fin musicien que sonorisateur, ce qui nous a permis de le "recycler" dans le projet en percussionniste touche à tout. Et il s'avère qu'il nous a été d'une grande aide lorsqu'il a fallu chercher à se familiariser avec certaines musiques latines, qui s’avèrent aussi être de jolies challenges pour nous.

Faire un spectacle de rue c'est un moyen d'avoir un rapport différent avec le public ?
C'est vrai que le rapport évolue. Déjà, on joue à hauteur d'hommes, et c'est un détail non négligable. On sent la présence du public, proche de nous, faisant presque corps avec nous. Il faut réussir à appréhender le fait qu'il n'existe plus vraiment de distance avec lui. Si distance il y a, elle est plus symbolique que physique. Dans certains cas, c'est enivrant et ça peut vraiment créer un climat d'échange super intense.

Un artiste (ou des artistes) avec lequel(s) vous aimeriez travailler ?
C'est une question épineuse, car plus individuelle que collective. Mais néanmoins, nous aimerions tous beaucoup travailler avec un grand artiste qui nous est cher, Christian Paccoud.

Des projets parralèles pour les membres du groupe ?
Plusieurs, nous avons tous d'autres formations avec lesquelles nous nous produisons aussi.
On peut citer : le Trio Laid, ... Silence, Tiger Lion, Skyzophonik, Ah l'jazz ira et beaucoup d'autres.. Certains membres du groupes sont très actifs sur la scène jazz Rennes  (collectif La Marquise)...

Un scoop pour Rockfanch ?
Le saxophoniste est célibataire ! :)

 

 

Site internet : fatras.net/

Facebook : www.facebook.com/fatras

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