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Rockfanch

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Musique de tous horizons et festivals au rendez-vous.


Fête de l'Humanité 2012 : le report.

Publié par rockfanch sur 17 Septembre 2012, 23:44pm

Catégories : #Chroniques concerts

La Fête de l'Humanité, acte III pour moi. Réveil le matin à cinq heures du mat et zou direction le bus à l'autre bout de Lorient pour huit heures de bus. Un trajet encore bien rock 'n' roll avec au programme un bout de bus qui saute à cause d'un camion qui nous rentre dedans à un carrefour. Le chauffeur bosnien nous fait sauter un phare ça aurait pu être pire... Il conduisait un camion polonais avec sans doute un patron russe, vous voyiez le foutoir magnifique ! Foutoir magnifique c'est le terme pour la Fête. Personne vous fouille à l'entrée vous pouvez ramener votre pac de bières en verre, tout ce que vous voulez... Même un fusil ça dérangera personne.


Sur la Scène Zebrock, on retrouve Mustang qu'on avait vu en avril dernier à Lorient. Le groupe est toujours aussi bon enchainant les titres rockabilly, Jean Felzine a toujours une classe incroyable en live et tous les tubes y passent comme Le Pantalon, Piapiapia et bien sur les deux tubes Tabou et La Princesse aux Petits Pois pour finir le show et "garder le public" comme le dit le frontmen du groupe. Direction la Grande Scène qu'on ne quitera plus durant ces trois jours. BB Brunes jouent, c'est pas dégueulasse mais non plus exitant ça passe, ils enchainent leur titres les plus connus et les titres de leur dernier album à sortir. Le désormais quatuor parisien joue un set carré, pas mal du tout de loin. Musicalement c'est pas mal même si la voix du chanteur est définitivement insupportale.
Le groupe de l'été Shaka Ponk est dans la place. Le groupe a désormais tellement rôdé son concert que je les ai vu trois fois sur cette tournée et j'ai assisté toujours au même concert. Jonglant entre les titres très bons de ces deux premiers albums et les très moyens de son dernier album, le groupe fait son show visuel comme d'hab. Tellement rôdé ce show que même ce que dit Frah (le chanteur) entre les chansons reste identique d'un concert à l'autre. Surtout à la fin sur ce "Vous êtes tous des Puta Madre" et hop on enchaine French Touch Puta Madre. Ils ont réussi à enlever Palabra mi Amor pourtant l'un des seuls titres potables de leur dernier album The Geeks & the Jerkin' Socks. Le Sex Ball ou la chanteuse est seule est définitivement très chiant... et très long. Quand on a le charisme d'une huitre pour assurer sur scène, forcément on s'emmerde. Tout le monde reste quand même fixé sur elle parce qu'elle se frotte à un ventilateur et tourne du cul. New Order, justifie son statut de tête d'affiche avec un show digne de ce nom. Fondé sur les cendres de Joy Division en 1980, le groupe anglais se fait souvent rare en France et le concert est bien à la hauteur de l'événement. Entre set ultra carré, light show parfait et écran géant rajouté pour passer des vidéos du groupe. Blue Monday le tube du groupe est joué dans une version excellente. Le point d'orgue du set sera le dernier titre avec la reprise du titre (sans doute le plus connu) des Joy Division, Love Will Tear us Apart. Une excellente clôture pour oublier Shaka Ponk!


Après avoir enchainé mojitos, rhums et ricard sans oublier d'avoir intelligement épongé ça au stand du Parti Communistes des Haute Alpes... On va voir le rap contestataire de El General. L'artiste tunisien a composé l'hymne de la Révolution du Jasmin avec Rais Lebled. Il a même fait de la tôle pour certains de ses titres qui conteste le régime tunisien et sa corruption galopante... Faut en avoir une sacrée paire pour écrire tout ça à 22 ans à peine. L'artiste va faire le show qu'il faut à grand renfort de danseuses et de mc's en pagaille. Bénabar emboite le pas à elle El General. Alors là niveau engagement politique on passe du tout au rien. Après El General hyper engagé on retrouve le politiquement correct Bénabar. Un concert suivi de très loin. Un concert gentillet, familial comme on peut dire. Dernière date de la tournée pour lui et on va pas s'en plaindre puisque du coup pendant deux ans (environ) on entendra plus parler de lui. Il enchaine ses tubes hein à savoir Le Diner, le titre so parigot A la Campagne qui fait passer un peu les agriculteurs pour des ploucs, Y'a une fille qui habite chez moi, etc... A signaler que Politiquement Correct a été écarté de la setlist. Un concert écouté de loin à boire de la bière dans l'herbe. Faut pas déconner non plus.
S'en suit un des légendes actuelles de la musique. Plus pour ses frasques qu'autre chose, j'ai nommé Peter Doherty qui en juillet dernier était encore en cure de désintox. Il arrive bien entendu dix minutes en retard enchaine les tubes des Babyshambles ou de son album solo comme Last of the English Rose ou Fuck Forever. Il fracasse sa guitare par terre après vingt minutes. Un concert un peu court non ? Si. Vraiment court. Tellement court qu'il était pas terminé. Doherty revient sur scène dix minutes plus tard et torse nu en disant "En fait je croyais que c'était terminé mais non il me reste vingt minutes" il renchainera quatre morceaux dont She Loves You des Beatles. Un concert sympa et un Pete Doherty qui fait du Pete Doherty. Il faut dire qu'il a assuré un set seul devant environ 80.000 personnes et c'est pas donné à tout le monde ! On est bien entendu allé voir Dub Inc ... Faut pas déconner non plus. On a préféré la chaleur du ti punch et les bokits guadeloupéen. Ensuite direction Parov Stelar. Artiste autrichien remixant les années 20 en électro, beaucoup de gens disent que c'est une belle prise et un beau concert à prévoir. J'en attend aussi pas mal au vue des vidéos. Malheureusement la mayonnaise ne prend pas pour moi... La musique est trop répétitive, basé sur une structure toujours similaire. Au niveau cuivres les parties se ressemblent de morceaux en morceaux. C'était sympa... Sans plus.
LA tête d'affiche du festival : Patti Smith. Elle qui est venue ici car "On ne peut pas refuser d'aller à un festival qui s'appelle l'Humanité". J'ai pas vu grand chose du concert, coincé avec des types trois fois plus grands que moi. J'ai regardé l'écran du coup, aperçu par moment un guitariste voir le batteur mais c'est tout. Faudrait aussi expliquer un jour aux débilos qui essaient d'aller dans les premiers rangs après que les concerts aient commencé depuis une demi heure que c'est pas possible... Vous emmerdez tout le monde. L'Américaine sur scène, elle, assure à mort son live très rock. Un grand live par une grande dame... Gloria et Because the Night repris en choeur par le public. Le point d'orgue du concert restera People Have the Power avec une résonance et une signification particulière à la Fête de l'Humanité...

Dernier jour de la Fête de l'Humanité ce sera passé vite tout de même ! Autant dire qu'après les exploits de hier soir rien ne filtrera, ce qui a été fait ou dit à la Courneuve reste là bas. On retrouve à être à la flotte le dimanche... On commence la journée avec un live de l'Orchestre National de Radio France qui joue le Boléro de Ravel et un Américain à Paris de Gershwin. Très appréciable de voir ce genre de concerts que l'on voit peu en festival et qui reste tout de même réservé à un public élitiste... C'est aussi ça la Fête de l'Humanité, diversifié les musiques pour les rendre accessible à tous. Forcément le grand moment reste le vieux le plus chiant du monde juste à côté de nous qui a du dire à cinq groupes de jeunes autour de lui de ne pas fumer ou ne pas faire de bruit durant le concert de classique. On est à la Fête de l'Huma champion, si tu veux voir un concert classique dans de bonnes conditions c'est pas l'endroit idéal.
On enchaine avec un spectacle original Richard Bohringer et la Compagnie Bernard Lubat. Un concert ultra dynamique ou les mots de Bohringer croisent le jazz de Lubat & Cie. Autant dire que y'a du musicos sur scène. Souvent rythmé le concert passe bien même si on fini par s'endormir sur un titre plus calme.  Le point d'orgue de la Fête : le discours. Cette année point de Mélanchon comme en 2011 (il boude ?) mais ce sera au directeur de l'Huma d'assurer le discours Patrick le Hyaric. Il est précédé par différents acteurs internationaux témoignant de leurs difficultés à se battre pour la liberté dans le monde. On a eu le droit à des ouvriers de chez PSA, une mère de prisonniers palestiens ainsi qu'un prisonnier palestinien relâché il y a peu. Barbara Hendricks cantatrice mondialement connue fait part de son attachement au sort des réfugiés maliens au Burkina Faso. Vraisemblablement on est pas les seuls à avoir du mal aujourd'hui puisque le présentateur nous indique qu'elle a chanté en "1789 la Marseillaise" ... Si nous on a pas décuité alors lui. Elle finira par une chanson la même qu'elle a chanté en 1515 pour fêter la victoire de François Ier à Marignan ? (oui je me moque je suis un sale gosse je sais). Après le looooooooooooooong discours de Patrick Le Hyaric on enchaine avec l'Internationale coupée pour arrivé directement au second couplet de la Marseillaise. Tout le monde a du en ce dernier jour même l'ingé son est pas a jeun.
Pour terminer enfin ses trois jours Hubert Félix Thiéfaine. Enfin récompensé pour son immense alors des dernières victoires de la musique il clôt la Fête avec son groupe très rock. A peu de choses près le même live qu'aux Charrues. C'est vraiment pas mal du tout en live, mais il va être temps pour nous de repartir à Lorient et de lui dire à l'an prochain à La Courneuve. On peut  faire tous les festivals en France aucun n'égalera la Fête de l'Huma. La programmation musicale reste secondaire pour cette fête géniale ! Enfin on est quand même content comme quand cette année ça vaut plus que le déplacement.

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