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Rockfanch

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Musique de tous horizons et festivals au rendez-vous.


FUZETA - Novembre 2014

Publié par rockfanch sur 11 Novembre 2014, 13:50pm

Catégories : #Interviews

http://www.lesindisciplinees.com/wp-content/uploads/2014/11/Fuzeta.jpg

 

 

Ce soir c'était votre tout premier concert aux IndisciplinéEs, quelles sont vos sensations après ce concert ?
Pierre : Excellentes ! On a passé un super moment. On passait en premier et il y avait quand même du monde. J'ai eu vraiment de bonnes vibrations avec le public, même si on était un peu fébriles musicalement au début. Après deux trois morceaux, ça c'est mis en route et c'était vraiment un super moment sur scène.

Avant ce premier concert, vous étiez quand même mystérieux sur les réseaux sociaux. Fuzeta est un nom peu commun, sur la pochette on voyait que vos ombres...
Charles (basse - chant) : C'était voulu. On voulait d'abord que les gens s'intéressent à la musique et ne s'intéresse pas à autre chose, comme par exemple qui joue dans le groupe. On veut que les gens se penchent plutôt sur ce qu'on a à raconter. C'est pour ça qu'on ne se met pas du tout en avant physiquement ou personnellement, après les gens qui viennent en concert nous verrons mais sur les supports de com' c'est pas ça qu'on voulait mettre en avant.

Vous voulez pas faire comme Fauve qui joue quasiment dans le noir en live ?
Charles : Ah non pas du tout ! On veut pas être dans ce mimétisme là. C'est plutôt un parti pris de laisser parler la musique. Il n'y a pas de mystère puisque sur scène on est pas caché. Même si les fans veulent faire des photos avec nous, ça nous pose pas de problèmes on se cache pas.
Pierre (guitare - chant) : Ce qui est pour le moment pas encore arrivé les fans ne veulent pas faire de photos avec nous ...
Charles : Pour l'instant on veut que les gens écoutent notre musique, c'est tout.

Pour en revenir au nom du groupe, ça signifie quoi FUZETA ?
Charles : C'est le nom d'un petit village situé au Portugal dans le sud de l'Algarve, où on allait en vacances quand on était petit. La musique de FUZETA parle de notre enfance quand on vivait près de la Roche-Bernard, sur les rives de la Vilaine. On va dire que c'est le thème principal du groupe, c'est une fin d'apres-midi ensoleillé quand on pêchait au bord de la rivière quand on était petits en famille... et vu qu'on est trois frères dans le groupe...
Pierre : Enfin quatre frères, le quatrième c'est pas notre vrai frère mais à force on l'a adopté.
Charles : Il fait intégralement parti du projet et de l'esprit qui en émane. Après pour le nom, on allait pas s'appeller La Roche-Bernard, on voulait pas non plus un nom anglophone et notre père vivant maintenant au Portugal, on a pensé à ce lieu là où on était déjà allé et qui collait parfaitement à l'état d'esprit des histoires qu'on raconte dans FUZETA. Le groupe a un côté très balnéaire, très solaire ... mais le village, lui, est pas très joli. C'est une station balnéaire.

Un peu comme la Grande Motte
Pierre : Oui, sauf que la Grande Motte, ça reste moins sexy que FUZETA pour un nom de groupe. En fait Fuzeta, si t'y vas un jour c'est un tout petit village de pêcheurs. L'hiver c'est complètement mort, c'est le désert. L'été il y a un peu plus d'activités, mais c'est pas La Baule non plus.

Ce serait quoi les groupes qui vous influencent le plus pour FUZETA ?
Charles : Ce qui est marrant c'est qu'avec ce groupe là, on s'est très nettement détachés de nos influences. On a toujours écouté beaucoup de groupes américains des années 90. Dans nos projets précédents, on avait un son très musclé et stoner. Et dans Fuzeta , c'est pas du tout ce qu'on recherche. Dans ce projet on est plus axé sur de la pop mélodieuse mais la seule contrainte qu'on se fixe c'est qu'on veut pas de synthés. On reste sur un format guitare - basse - batterie. Avec que des sons clairs, on aime le côté minimaliste. Des mélodies, du minimalisme et du chant choral.

C'est tout de même, malgré ce minimalisme, assez puissant FUZETA. Sur un titre comme Plage par exemple ou on trouve beaucoup de voix, de percussions ...
Charles : La percussion vient de l'écriture des morceaux, mais elle n'est pas dans le son. On cherche pas du tout à avoir un son massif ou agressif.
Dorian (guitare - chant) : La seule contrainte qu'on a c'est vraiment de retranscrire l'âme et l'émotion de ce qu'on ressent. C'est plus un groupe touchant qu'une performance. C'est plus nous en fait, c'est pour ça que ça sort comme ça.

Le premier EP s'appelle Dive Part 1. Pourquoi ce titre de Dive ?
Dorian : Dive, ça vient du titre d'un morceau de l'EP . Ca sonnait bien et ça faisait classe. Dive ça veut dire plonger. Et c'est ce qu'on fait, c'est le grand saut. Une sorte de lâcher prise, tu ouvres les vannes et tu laisses sortir, bon c'est un peu cliché, ce qu'on a sur le coeur et un peu ce qu'on a en nous. C'est vraiment de ça que parle le groupe.
Pierre : C'était une belle entrée en matière vers ce que l'on voulait raconter, d'où le titre Dive qui est un clin d'oeil qui collait bien. C'est une sorte d'immersion dans ce que l'on veut raconter.

 

 

 


 

 


Vous êtes programmés aux IndisciplinéEs et aux Transmusicales, sans avoir fait de concert avant ce soir et sur un EP trois titres. C'est fou, non ?
Charles : On va pas s'en plaindre, on est super heureux bien sûr. Ca aurait pu ne pas se faire mais ça s'est fait donc on est vraiment content. La réelle volonté pour nous, c'était d'être prêt au moment de monter sur scène. Même si les gens ne nous connaissent pas, ça fait plus d'un an qu'on trime dur sur ce groupe. Tous les jours on bosse les morceaux, le chant... c'est beaucoup de travail en amont.

Vous jouez sur la surprise puisqu'en live il y a beaucoup de nouveaux morceaux...
Dorian : Oui clairement, tous les titres qu'on joue sur scène sont pas enregistrés. On avait pas le temps ou pas forcément les moyens. Mais ça n'aurait pas été très productif, non plus, d'enregistrer dix titres d'entrée de jeu. Ce qui explique aussi quelque part qu'on soit programmé dans ces deux festivals là, puisque ce sont des festivals de découvertes. Quand je regarde, la programmation des Transmusicales, 80% des groupes je ne les connais pas. Je découvre là bas et nous on va faire parti de ces groupes. C'est juste bizarre pour les gens du coin vu qu'on est là bas mais ils se disent "tiens on les connait pas" alors qu'ils sont du coin. Tous les groupes qui débarquent là bas, sont un peu dans le même cas que nous. C'est une chance de pouvoir sortir à ce moment là et dans ces conditions là et on est super heureux de ça. Si on avait déjà fait trois ans de festivals et de concerts à fond avant, on aurait peut être pas été programmés aux IndisciplinéEs et aux Trans cette année. C'est aussi un choix de s'être vraiment concentrés d'abord sur l'artistique et pas tout de suite tourner, comme on a pu le faire dans nos expériences passées. Ou à peine on était prêt et on partait tout de suite en concert.

Vous avez pris plus de temps pour ce projet
Dorian : Avec la maturité et l'expérience, on a vraiment voulu être sûrs de nous, de bien mûrir le projet et d'y aller une fois qu'on était vraiment prêt. Une première date, ça reste toujours grisant. C'est stressant de se dire "on y est, on sort enfin du bois" mais ça reste une stratégie excitante. Sans être un buzz, les gens sont intrigués par le groupe parce qu'ils ne nous connaissent pas, on ne voit pas nos visages sur les photos et en plus on est programmés aux Transmusicales et aux IndisciplinéEs.

Du coup ça attise la curiosité ?
Dorian : Oui voilà, et c'est chouette pour nous. Parce que comme ça les gens sont d'abord interpelés par la musique et viennent ensuite nous découvrir. Il n'y aurait pas eu cet effet là, si on s'était directement montré tel qu'on est. C'est l'effet un peu cool d'arriver un peu masqués. Je pense que ça porte aussi le projet, c'est quelque chose d'assez sobre et c'est ce qu'on veut. Même en concert, il n'y a pas de feux d'artifices ou de fioritures pour que les gens restent dans l'histoire. Je suis pas très causant non plus sur scène.

C'est pas Scorpions quoi
Dorian : Voilà ! On descend pas en tyrolienne et je fais pas de speech de vingt minutes entre chaque morceau. Sur scène, on est vraiment super heureux de présenter le projet.

Dernière question, un scoop pour Rockfanch ?
Pierre : Oué ! On a un super scoop, c'est pas trois titres qu'on a enregistré... C'est six ! Mais ça se sera pour un peu plus tard.

 

Site officiel : http://wearefuzeta.tumblr.com/

Facebook : www.facebook.com/fuzeta.band

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