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Rockfanch

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Musique de tous horizons et festivals au rendez-vous.


Vieilles Charrues - Dimanche 22 juillet

Publié par rockfanch sur 26 Juillet 2012, 15:34pm

Catégories : #Chroniques concerts

Le dimanche à Kerhampuilh

Réveil du dimanche avec une certaine tristesse, ben oui c'est le dernier jour. D'ailleurs aujourd'hui ça promet. Garbage, Gossip, Kasabian, la grosse affiche de la soirée hip hop (Orelsan, 1995, Chinese Man) et surtout la légende Bob Dylan.
Sur Glenmor on retrouve un joli pari. L'Ensemble Matheus dirigé par le violoniste Jean-Christophe Spinosi, depuis près de 21 ans ils ont déjà fait les Charrues en 1999. Pour ce retour, c'est une création qui a été offerte au chef d'orchestre breton. Malena Ernman cantatrice suèdoise en est l'invitée d'honneur. La première partie du spectacle reste assez classique dans la musique classique. La seconde par contre sort des sentiers battus avec l'ajout d'un trio rock (guitare, basse et batterie) qui va faire décoller la prairie d'un coup. Jean-Christophe Spinosi va se déchainer sur son violon pour un spectacle qui va finalement mettre sa claque à tout le monde.

Ensuite c'est ambiance du soleil sur Kerouac avec Amadou & Mariam. A vrai dire je m'attendais à un concert mou, et j'ai pas été déçu. Des morceaux qui se démarquent pas vraiment les uns des autres, la trame principale étant "Des fois la vie c'est triste on pleure, et puis après on est heureux alors on fait la fête". Entre les chansons Amadou dit au moins dix fois "Est ce que ça va ?" et Mariam pour chauffer chaque début de chanson dit "chaud chaud chaud". Et en plus même pas de Bertrand Cantat.

L'orage...
Garbage fait son entrée sur Glenmor. Les américains ont acceptés un changement d'horaire avec Bob Dylan initialement prévu à ce créneau là. Dès le départ on sent la méga grosse machine de guerre prête à tout écraser sur son passage. C'est le premier titre du dernier album, Automatic Systematic Habit, qui ouvre le bal. Ca balance sévère niveau grosses guitares et gros son. Dingue ! Shirley Manson a le sourire jusqu'aux oreilles et ça fait plaisir. Le groupe enchaine ses titres rock avec une grosse base de samples... Butch Vig batteur de son état mais aussi producteur de légende (Nevermind de Nirvana) se voit coller des vitres en plexyglaces devant lui tellement ça cogne. Malgré le dispositif on l'entend quand même comme il faut ! On part juste après l'enchainement excellent de Stupid Girl et Why do you love me?

 

... Avant Flop Dylan

Après une pause pizza (mais alors vraiment une pause de 45 minutes, 40 minutes d'attente pour la pizza et 5 minutes pour manger), on rejoint Glenmor pour voir Bob Dylan. Attente, attente. Parce que oui la légende Dylan a non seulement décalé son horaire de passage à 21h au lieu de 18h mais arrive aussi en retard. Le géant arrive sur scène avec un chapeau blanc, très bien. Tiens l'écran s'allume on nous avait dit qu'il refuserait. Enfin il refuse tout de même plus ou moins puisque le plan de caméra sera statique et à 70 mètres de l'homme. Le concert en lui même est d'une lenteur incroyable. Le public semble espérer pendant trois morceau puis se fait une raison un "Non mais sérieux si c'est pour faire ça il devrait arrêter la musique" à ma gauche et un "On va voir Orelsan" à ma droite. Après vingt minutes de concerts beaucoup de gens semblent se rendre à l'évidence et déserte Glenmor.
Nous on continu vers Grall et le rappeur Orelsan. Il s'impose sur les scènes de festivals grâce à son rap bien ficelé. Le show n'a pas bougé d'un poil rapport à Art Rock. Raelsan, Mauvaise Idée et le dyptique 1990 / 2010 seront éxécutés. Il est toujours aussi intéressant. Retour vers les scènes principales ou va se produire Kasabian, l'un des moments que j'attend le plus du week-end. Alors que Flop Dylan termine son concert cinq minutes plus tôt et se fait copieusement siffler. Kasabian entre en scène.

 

Glorieuse Angleterre

Et là mes amis c'est du lourd. Intro avec des lumières de partout et enchainement direct sur Days are Forgotten. Le groupe est prêt à tout déchirer avec son rock électro calibré pour les grandes assemblées. La cascade de singles ultra efficace fait son entrée en scène Shoot the Runner, Underdog et Velociraptor. Kasabian a déjà retourné Kerhampuil en quatre chansons. Tom Maighan chanteur de son état est assez drôle à voir sur scène, il pose en prenant des grandes expressions de branleur mais ne peut s'empêcher de faire de grands sourires au public. Il laissera la place à son comparse Sergio Pizzorno durant deux morceaux (Take Aim et Evebodody's Got Learn Sometimes des Korgis). Meighan revient au bout de dix minutes et ça sent le chaos à prévoir tellement le groupe a de singles encore dans la poche. Club Foot, Goodbye Kiss, Re Wired et LSF s'enchainent avec un gros son digne des meilleurs. Le rappel sera tout aussi non avec l'excellent Switchblades Smiles, Vlad the Impalor et Fire... La classe à l'état pure. Le groupe salue le public et Maighan revient seul sur scène entonnant a capella She Loves You des Beatles. Grand monsieur, grand groupe, merci.
Enfin l'édition 2012 se termine avec tristesse. Gossip vs Chinese Man le dilemne est difficile alors moitié / moitié. Le collectif marseillais a déjà commencé son set et l'on arrive pour un Miss Chang bien entamé. Moué, c'est quand même assez mou du genou. Bonne nouvelle on trouve la petite Chloë avec qui on va voir Gossip; enfin Beth Ditto. Comme toujours ont voit rien. Y'a toujours le mec le plus grand du monde devant moi, du coup on écoute. On papotte avec Chloette et on s'éloigne un petit peu avant que Beth entonne en fin de set Heavy Cross et Standing in the Way. Pas un grand concert non plus après la claque Kasabian, enfin c'était pas étonnant.

 

BILAN DES CHARRUES

Grosse édition cette année, seuls deux concerts décevants. Enfin l'un était décevant (LMFAO), l'autre était Honteux (Bob Dylan). L'édition aura été globalement rock avec The Cure, Sting, Baxter Dury, Kasabian, Gossip... C'était d'autant plus un bonheur que le soleil a été la principale tête d'affiche du weekend. Passer des Charrues au sec c'était le bonheur.

Au niveau des choses moins bien, on retiendra Jean Marc le gros con qui a brûlé l'épaule de ma chère collègue de festival, le son parfois trop fort, les gros cons qui t'arrachent l'épaule en te bousculant et enfin ce serait sympathique de tourner un peu Grall de façon à ce que lorsqu'on arrive de Glenmor ou de Kerouac on puisse voir un minimum la scène. Enfin on met quand même une note excellente à cette 21ème cuvée, on se retrouvera du 18 au 21 juillet prochain!

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