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Rockfanch

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Musique de tous horizons et festivals au rendez-vous.


Vieilles Charrues - Samedi 21 juillet

Publié par rockfanch sur 26 Juillet 2012, 15:30pm

Catégories : #Chroniques concerts

Au Soleil, une quinzaine de Coreff à la main

Irma ouvre la scène Kerouac. Une prestation assez anecdotique pour celle qui vient de MyMajor Company. En plus on était trop bien dans l'herbe avec une Coreff. Irma nous fait un medley des Jackson Five / Mickael Jackson et puis un peu plus tard on reconnait "I know ohohohohoho ohohohoh", et oui c'est bien elle qui chante la chanson la plus insupportable de l'année.
Place à la fureur balkanique ensuite. On connait tous ces groupes de l'Est de l'Europe qui savent mettre le feu lors de leurs concerts. Sur Glenmor on a le droit au Macédonien Kiril Djazkovski, qui comme la salade homonyme à son pays nous offre un sacré mélange. Lui derrière ses platines balance des samples électro, à notre gauche une section de cuivres sortie tout droit d'un film de Kusturica et devant un chant tantôt rap, tantôt reggae / ragga. C'est plutôt original et bien fait, même si certains crient à l'hérésie et au scandale. Sans doute l'un des seuls artiste électros du weekend (avec Don Rimini) dont la musique vient du coeur et pas du portemonnaie.
S'en suivent deux concerts suivit de loin : Selah Sue tout d'abord. La jolie belge (Haaaan ses yeuuuuux) fait un concert honnête aux sonorités ragga / soul et met tout le monde tranquillement dans l'ambiance. On retiendra bien sur le "Raggamuffin ama nowé nowana" que tout le monde a chanté en yaourt tellement elle va vite la petite. Juste après le seul vrai représentant de la chanson française cette année, Hubert Félix Thiéfaine. L'Artiste des familles. Quoiqu'il serait plus judicieux de le classer dans une frange rock alternatif m'enfin. Vu de loin aussi parce qu'on étudiera le dossier plus en profondeur en septembre à La Courneuve. On entend quand même une phrase assez drôle "On m'a dit que le public breton était un public sensible alors j'ai décidé d'enlever toutes mes chansons qui parlaient de sexe, d'alcool ou de drogues. Vu que mon concert aurait duré cinq minutes, alors j'ai tout gardé". Du coup direction la Garenne pour manger un kebab.
Une fois ce sandwich avalé (non mais un kebab avec des carottes et dont on sent à peine les oignons, sérieux quoi!), la démonstration de six cordes de Rodrigo Y Gabriela a commencé. Accompagné sur cette tournée du groupe C.U.B.A orchestre composé des meilleurs jeunes musiciens cubains actuels, le résultat met de bonne humeur. Les sons latino vont mouche pour esquiver un pas de danse. Calor ! Calor !

 

Sting, laissez moi vous appellez Monsieur

Le grand moment arrive, LE monsieur du week-end va bientôt débarquer sur scène. Il s'agit de Gordon "Sting" Sumner. Arrivé sur scène avec une formation élargie (deux guitariste, un batteur, un violon, une chanteuse et un clavier), le Sting devient rapidement le Boss. Faisant l'effort de parler en français entre ses chansons, il acquis rapidement le public à sa cause. Enchainant tubes sur tubes entre Police (De Do Do Do, De Da Da Da; Message in a Bottle, Roxanne, Everybreath You Take...) et sa carrière solo (Fields of Gold, Shapes of my Heart, Englishman in New York...). Un concert excellent vraiment. Une tête d'affiche qui respecte son rang au moins, lui. Je ne vise bien entendu personne. On fera bien sûr abstraction des chroniques vindicatives et absolument inutiles de la presse locale le lendemain qui nous a montré un Sting inhumain et renfermé. C'est faux et archifaux.
The Rapture prend la suite en face sur l'autre scène. Les new yorkais se donnent bien avec leur électro rock en enchainant les titres à coups de guitares saturées, rythmiques burnées et claviers hypnotisant. A revoir à l'occasion !
Le grand moment des kids arrive : Justice. Ceux que l'on a annoncé (un peu vite?) comme les successeurs des Daft Punk prennent place sur Kerhampuil avec leur mur de Marschall (qui fait tout petit sur scène en fait) et leur croix. Glenmor n'attend plus qu'eux. Ils vont rapidement combler cette attente en balançant leur Genesis dans l'arène. Le son claque, les basses arrivent à faire mouche. Ca s'annonce pas mal. Mais voilà, ce concert a ses limites. Le duo se contente pas vraiment de faire beaucoup de changements sur ses titres. On assiste plus à une étape des Pyrénées qu'a un concert de musique. Des montées lentes et tendues suivi de la joie d'être au sommet suivi de descentes rapides. Une demi heure aura suffit à nous convaincre d'aller rejoindre la Quechua. Un peu plus loin dans la plaine on se retournera pour D.A.N.C.E. Mais bon tant pis. Moralité : Non les concerts électro c'est pas du tout mon truc.

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