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Rockfanch

[INTERVIEW] LAYONZ

Publié le 6 Août 2019 par rockfanch in Interviews

[INTERVIEW] LAYONZ

Layonz, vous venez de sortir de votre prestation en ouverture du festival Au Pont du Rock. Comment ça s'est passé ?
* Tiben (chant) : Ça c'est très bien passé. Un peu stressé au début ... Désormais un peu fatigué mais ça va. On a bien kiffé le concert. 
* Joris (composition) : La difficulté pour nous, ça a été d'ouvrir le festival. Sachant que tout le public n'est pas encore présent dès le début. Mais je pense qu'on a réussi à transmettre l'énergie qu'on avait à transmettre et que l'on a réussi à accrocher l'attention du public pour leur donner envie de rester nous voir. 

Qu'est ce qui vous a donné envie de faire de la musique ?
* Joris : C'est une bonne question ça ! Je pense que tout le monde grandit avec la musique et on a pas forcément la même approche. Pour ma part, j'ai toujours été impacté par tout ce qui était batterie et mélodies. Je me suis dis pourquoi ne pas essayer d'apporter quelque chose, de mon point de vue.
* Tiben : Pour moi, c'est plutôt la télé qui m'a poussé à me lancer dans la musique. Cet univers fait rêver quand tu es petit. Les fêtes de quartier, ça m'a aussi donné envie de faire de la musique. 
* Benka (chant) : La musique c'est dans la famille, c'est dans le sang, c'est inné chez moi. On grandit avec. On se réveille le matin, je vois ma mère danser dans le salon et je me mets à danser avec elle. Ensuite j'ai grandi,  et je savais que je pouvais le faire, donc je le fais. C'est comme le foot, c'est une passion.
* Tutu (composition) : Je viens du monde de la danse et j'ai dansé pendant quinze ans. A la fin, mon corps ne voulait plus danser comme quand j'avais dix huit ans et composer de la musique était la suite logique pour rester dans le mouvement hip-hop. Ce dernier m'a fait du bien quand j'étais jeune.

* Joris :  Ça va paraître bateau, mais la musique reste un langage universel. C'est toujours bien de pouvoir transmettre des émotions, même si la personne en face de nous ne parle pas notre langue. Ne serait-ce que par le rythme ou la mélodie.

Comment s'est créé Layonz ?
* Tutu : J'ai d'abord rencontré Benka qui m'a ensuite présenté son frère, Tiben. Au départ, nous étions à deux avec Tiben sur scène mais on s'est vite rendu que tous les deux ça faisait léger. Il nous fallait un soutien lyric pour Tiben et c'est logiquement que le choix s'est porté vers son frère, Benka. Pour Joris, il a une approche de la musique plus moderne la mienne et du coup on se complète bien au niveau de la composition. C'est aussi un beatmaker que j'appréciais énormément alors je l'ai intégré au projet. Au final on a créé le projet pour les Transmusicales en 2017.

D'où vient ce nom de Layonz ?
* Tiben : Le nom vient d'un groupe que j'avais quand j'étais plus jeune, baptisé Layonzac. On a juste raccourci. J'ai repris le nom, enfin un bout, puisque Layonz avait les mêmes couleurs que mon précédent projet. 

Au niveau des textes, comment vous écrivez et sur quoi vous écrivez ?
* Tiben : Ça dépend de beaucoup de choses. Ce que te fais imaginer l'instru par exemple. Qu'est ce que tu peux imaginer grâce à ce son ? Je peux partir sur un thème en écoutant les premières notes d'un titre créé par Tutu ou Joris. Ça peut me faire penser à quelque chose ou une ambiance. 

Les titres peuvent partir d'un texte que tu écris ?
* Tiben : C'est rare, j'attends d'abord l'instru avant de savoir ce que je vais écrire dessus. 
* Benka : C'est exactement ça, tu as tout résumé. Les beatmakeurs travaillent leurs sons de leur côté et nous ensuite avec Benka, on choisit un thème et on écrit par dessus. Quitte parfois à tout retravailler, ce qu'on fait toujours en équipe. 


Question pour les beatmakeurs maintenant, comment vous composez ?
* Joris : De manière générale, Tutu et moi on compose chacun de notre côté. Sachant que l'on est, l'un et l'autre, très curieux dans cet univers là. Chaque fois que l'on se voit avec Tutu, on échange sur les nouvelles choses que l'on a apprise, les nouvelles mélodies ou façon de faire. Chacun amène son idée et on essaie de construire un morceau qui peut correspondre aux frères. Ça nous arrive aussi de composer des morceaux ensemble, comme Terre Mère que l'on a fait en une nuit dans le studio. On a pas de façon de faire précise.

Vous avez sorti une mixtape qui s'appelle Namjé. Quelle est la différence entre album et mixtape ?
* Joris : Vulgairement, une mixtape c'est un peu un fourre tout. Ce sont des morceaux qui à nos yeux ne peuvent pas faire parti d'un album. Pour nous un album a forcément un fil conducteur qui apporte un thème, un univers, quelque chose de bien précis. Une mixtape peut aller à droite, à gauche. 

Qu'est ce que ça signifie Namjé ?
* Tiben : Namjé veut dire "venez", "approchez vous". L'objectif, c'est que les gens découvrent un peu. L'intro est d'ailleurs dans cet esprit, puisque la première phrase prononcée signifie "Venez voir les Layonz" en réunionais. Ça part sur cet été d'esprit là.

Vous travaillez sur un album, ou pas du tout ?
* Joris : Pour le moment, on ne réfléchit pas tout à ça. On essaie de créer au maximum sans se poser de questions. Potentiellement, ça peut être la suite logique mais on y est pas encore. 

Comment vous appréhendez vos concerts, vous avez une préparation particulière ?
* Joris : On a pas de préparation particulière. Moi je sais que je suis un grand stressé, alors je ne parle pas des masses.
* Tiben : Chacun gère son stress de sa façon. On est pas tous stressé avec la même intensité dans le groupe. Certains le sont, d'autres non. 
* Benka : C'est normal de stresser avant le live. Mais une fois sur scène, on sait tous ce que l'on a à faire. 


Ça ne vous a pas étonné, en tant que groupe de rap, de remporter le tremplin d'un festival baptisé Au Pont du Rock ?
* Joris : Si ! Surtout que le soir du tremplin, il y avait face à nous deux groupes de rock. On s'était dit que ça allait être compliqué, mais on y est quand même allé et on a gagné. Après on va t'avouer qu'on partait un peu défaitiste vu qu'il y avait deux groupes de rock et que le festival s’appelait Au Pont du Rock. Mais au final, on a fait l'unanimité pour le jury, c'est que du plus pour nous. Quand on voit la programmation, il y a PLK, Georgio et Eddy de Pretto. Le festival n'est pas centré que sur le rock, il est ouvert.

Dernière question, est ce que vous avez un scoop pour moi ?
* Tiben : Qu'est ce que je peux te donner comme scoop ... Il y a un clip en préparation qui va sortir bientôt ! Il y aura peut-être d'autres surprises mais pour ça il faut nous suivre sur nos réseaux sociaux. 

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