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Rockfanch

[INTERVIEW] NOËL FLANTIER

Publié le 1 Avril 2020 par rockfanch in Interviews

[INTERVIEW] NOËL FLANTIER

Est-ce que s'appeler Noël Flantier, c'est habile ?
* Rémi (batterie) : J'écoute.
* Etienne (guitare) : Poursuivez.

Ca vient d'où ce nom ?
* Etienne : C'est une bonne question... On a débuté Noël Flantier avec une résidence pour composer l'EP. Tous les trois on est parti à la campagne, chez moi. On avait pas de nom de groupe et on s'est maté OSS 117 un soir... Et Rémi va finir parce que je me rappelle plus de la suite. 
* Rémi : Plus le film avance, et plus on entend le nom de couverture de Jean Dujardin. C'est Etienne qui a eu l'idée de génie de dire pendant le film "Les mecs, faut qu'on s'appelle Noël Flantier !" Au début, on a trouvé ça débile. Au final, on l'a gardé parce que c'est marrant et ça parle aux gens.
* Robin (basse) : Ca reste débile quand même ! 
* Etienne : On a testé le référencement Youtube aussi, et quand on tape "Noël Flantier" on est sur la première page, et ça mine de rien c'est pas mal ! 

Heureusement que c'était pas Les Bronzés le film, Jean-Claude Dusse, ça claquait moins ! 
* Robin : En vrai, ça aurait été pas mal aussi ! 

Décrypter votre musique c'est quelque chose, il y a beaucoup de notes !
* Etienne : C'est pas qu'il y a beaucoup de notes, c'est plus beaucoup de mesures différentes. 
* Robin : C'est plutôt des structures rythmiques compliquées. On essaie de faire des mesures qui ne se finissent pas vraiment...

Comment s'est formé Noël Flantier ?
* Robin : Je commence par la vraie formation du groupe, et ensuite je vais faire un flashback. Ca va être la folie ! Etienne et moi, on s'est dit qu'on avait vraiment envie de faire un groupe avec Rémi. On se connaît depuis longtemps et c'était un rêve. On a fait un groupe instrumental tous les trois et on cherchait un chanteur. Moi je me mettais juste à la basse, c'était la première fois. C'était super nul ce qu'on faisait. On avait trouvé un chanteur, mais entre temps je suis parti à l'étranger. Donc le groupe s'est arrêté. Après on s'est dit qu'on allait faire un groupe instrumental, et on est parti chez Etienne pendant une semaine pour enregistrer un EP. 

Pour la première mouture de Noël Flantier, c'était chou blanc...
* Robin : Ah il est con !  On s'est posé pendant sept jours, en arrivant on avait rien. Même pas de nom ! On est sorti des sept jours, on avait un nom, un EP et même un clip qu'on a tourné chez Etienne. Ca c'est de la productivité ! 
* Etienne : Et dans les six mois qui ont suivi... On a appris les morceaux ! 
* Rémi : On avait dit pas de cuites... Bon on en a pris quelques-unes là bas. On a essayé d'avoir un rythme genre on se lève à dix heures, je me levais à douze. On a prit que trois cuites, une au début, une au milieu et une à la fin. Robin a quasiment amené tout le titre Blame et Etienne Bananana. Au début, on voulait faire ça pour déconner et on s'est rendu compte avec cette semaine là que ça le faisait.

Comment s'est passé le choix pour le clip ? Qu'est-ce qui vous a motivé à clipper ?
* Robin : C'est Hannah, la fiancée de Rémi, qui a filmé avec son téléphone. On est un groupe avec un maximum de budget ! On cherchait un morceau sans chant pour être crédible. Avec du playback, on pensait que ça allait pas être top. On a fait l'instrumentale qu'on avait.
*Rémi : C'était aussi le dernier titre qu'on avait composé et enregistré... Et on le trouvait super cool. 
* Etienne : C'est faux ! Il y a Titre qu'on a fait à la fin... D'ailleurs l'EP on le vend à prix libre pour 25 € ! 
* Robin : Du coup je reviens sur la question d'avant... Avec Rémi, on se connaît depuis qu'il a cinq ans. A la base, moi je faisais du piano. On passait une audition. Lui au piano, moi à la batterie. On s'est vu ce jour-là et ensuite on s'est plus revu. Quand j'avais dix-sept ans, on a essayé de monter un groupe de heavy metal avec Etienne qui faisait de la basse. Moi je faisais de la guitare. On a mis une annonce pour trouver un batteur et c'est Rémi qui est venu se présenter. Un jour Rémi nous a montré sa fameuse audition et je me suis rendu compte que j'étais sur la vidéo ! 
* Rémi : Non c'était pas ça ! C'était quand on était allé chez toi. A l'époque, on faisait déjà des résidences foireuses. Je suis tombé sur une photo de Robin, c'était sa maison familiale. Et vu la tronche, je me suis dit "mais je l'ai déjà vu quelque part". On a fait le lien ensuite en discutant ! Avec Robin, on se connaît du coup depuis environ 1999.

Et du coup Robin, quand est-ce que tu as arrêté la musique pour faire de la basse ?
* Robin : Après on a fait un groupe de heavy metal, et c'était vraiment pas bien ! 
* Etienne : Le bon groupe de lycée pas assumable. 
* Robin : C'est trouvable sur internet, mais on va oublier ça. C'est récemment que j'ai arrêté la musique pour faire de la basse en fait. 

Là on va attaquer le chapitre le plus long, c'est quoi les influences de Noël Flantier ? 
* Rémi : Il y en a deux voire trois ! Toska, Lysistrata et King Gizzard & The Lizard Wizard, un petit peu. C'est pour moi. 
* Etienne : C'est mes dieux vivants, Toska. Noël Flantier, c'est comme Toska mais avec des gens qui savent moins jouer. 
* Rémi : On est plus math. Avec un h à la fin bien sûr. 
* Robin : Il y a un côté "c'est compliqué" mais ça reste du 4/4 efficace. Etienne il arrive avec un rythme catchy super bien, mais c'est chiant parce que c'est simple. Alors du coup on le triture, on enlève des notes. Nous ce qu'on veut, c'est que les gens ne puissent pas bouger la tête sur les titres.
* Rémi : Pourtant au dernier concert que l'on a fait, les gens bougeaient la tête et dansaient. 

Vous faites des titres instrumentaux, comment vous créez vos titres et surtout comment combler le vide causé par l'absence de chant ?
* Rémi : On se pose même pas la question, ça se fait assez naturellement. 
* Robin : Récemment, on a voulu faire une featuring avec une copine à nous qui est chanteuse de jazz. On s'est rendu compte qu'on fout tellement de notes partout, que c'est pas possible de mettre du chant par dessus.
* Etienne : En vrai, quand on compose, on fait comme si on était tous "a capella". Tout le monde a toujours quelque chose à dire et il n'y a pas de place pour un chant lead. C'est un  groupe à trois voix.

Est-ce que ça peut être comparé au jazz où chaque instrument s'exprime à son tour ?
* Rémi : Non, parce que c'est pas parce que c'est instrumental que c'est du jazz... Et aussi on improvise très rarement ! Il m'arrive de m'inspirer de plans de jazz fusion à la batterie, mais au niveau de l'esprit ce n'est pas du jazz. 

Parfois il y a tout de même du chant dans Noël Flantier. Comment vous vous dites "tiens on va mettre du chant là" et surtout quels mots vous mettez ?
* Rémi : Les parties chants viennent avant de composer parce qu'on a déjà l'idée. Par exemple, Blame, Robin avait déjà l'idée de mettre du chant à certains endroits. Ensuite, il y a compté le nombre de syllabes et il a écrit des paroles. C'était pas bien. Alors du coup, Hannah a tout réécrit et du coup on a fait ça. Et ça déchire ! 
* Robin : Dans le prochain EP, il y a au moins cinq mots et on a tout écrit nous même ce coup-ci !
* Etienne : Et c'est pas forcément un bon point. 

Et ce prochain EP, il est terminé au niveau de l'enregistrement ?
* Robin : Il reste quelques guitares à poser et il faut le mixer.  Au niveau de l'enregistrement, on fait d'abord les batteries pour se repérer et ensuite nous on se colle par-dessus avec Etienne.

Si vous pouviez  décrire votre musique en trois mots ?
* Robin : Energie, amusement et bancal !
* Rémi :  En vrai, on arrive pas à coller une étiquette sur ce qu'on fait... Alors trois mots, c'est compliqué. Si on doit décrire notre musique en plus...
* Robin : On est potes depuis longtemps et on aime ce qu'il se passe entre nous. On réfléchit pas trop à ce qu'il se passe. 
* Etienne : C'est du prog peinard. J'aime bien cette description, tiens !

Est-ce qu'entre les premiers titres enregistrés il y a deux ans et aujourd'hui, vous avez senti une évolution dans votre style ?
* Rémi : Totalement. Entre le premier EP et notre dernier clip, Kubla Khan, c'est un peu plus metal. L'évolution, elle s'est faite parce qu'on s'est nourrit de beaucoup de choses. 
* Etienne : Sur le dernier EP, il y a un truc qui revient. On fait un truc tordu et on cale quelques mesures pour faire un "refrain" efficace. 
* Rémi : C'est vrai qu'on des structures comme ça. Une intro, des passages un peu tordu, un refrain épique et ça repart dans un passage tordu. 

Avant-dernière question, où est-ce que l'on peut vous trouver sur internet ? Il y a une amicale de Noël Flantier ?
* Rémi : On a créé un forum sur PornHub !
* Robin : Une amicale de Noël Flantier, ça n'existe pas !

Vous avez un scoop pour moi ?
* Rémi : Tu sais je te trouve vachement beau gosse !
* Robin : On va faire un clip live. On ne sait pas où, ni quand, mais on va le faire !

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